
Korhogo – Institut de Gestion Agropastorale : on sème le tissu d’apparat en 2026 pour récolter l’élégance en 2027
À l’avant-garde de la recherche, l’Institut de Gestion Agropastorale (IGA) de Korhogo a pris une longueur d’avance en mettant au point une innovation de taille : le semis vestimentaire. La technique consiste à s’acquitter des frais de couture de la tenue d’apparat en 2026 pour la revêtir en 2027.
L’Institut de Gestion Agropastorale (IGA) vient donc d’inventer une nouvelle technique culturale : le semis vestimentaire. On plante le tissu en 2026, on l’arrose de patience lorsque les pluies font défaut, puis on récolte l’élégance en 2027.
Selon le compte rendu d’une rencontre des délégués qui s’est déroulée le 25 septembre, que letau.net a pu consulter, « la tenue adoptée est la tenue verte, pour tous les étudiants de la Licence jusqu’au Master 2. Son coût est payable une seule fois : 35 000 francs CFA, au lieu de 50 000 francs CFA initialement. Le paiement se fait dès maintenant au secrétariat du directeur, afin de permettre aux couturiers de confectionner les 900 tenues destinées aux étudiants de l’Institut. La tenue sera portée l’année prochaine, mais la confection commence cette année. »
Une innovation dont il faudra désormais suivre le rendement. Le seul détail que cette technique ne semble pas avoir pris en compte, et que tous les agriculteurs chevronnés connaissent bien, c’est qu’entre les semailles et la récolte, des événements imprévus peuvent survenir.
Les aléas du sur-mesure
Selon le témoignage d’un parent d’étudiant, certains étudiants qui se sont acquittés du coût de leur tenue une année auparavant ont eu l’agréable surprise de découvrir, au moment de la recevoir, qu’elle (la tenue) ne leur allait plus correctement. Les aléas du sur-mesure par anticipation. Un peu comme les aléas climatiques.
Une année suffit parfois à modifier une silhouette, à changer de promotion ou, tout simplement, à ne plus avoir la même taille. Le sur-mesure commandé à une date donnée peut ne plus être d’actualité, un an après.
Voilà donc le prochain défi auquel devra s’attaquer l’IGA pour pérenniser son invention : faire en sorte qu’une tenue payée en 2026 pour être portée en 2027 puisse s’adapter aux changements intervenus entre les deux récoltes. A cet effet, il faudra espérer que l’étudiant pousse moins vite que le temps que sa tenue met à éclore.
