Société

Lutte contre l’orpaillage a N’Guessankro : le député Diby Kokora a raté l’occasion de se taire

En réaction à une publication de www.letau.net, le 25 août, consacrée aux tensions survenues à N’Guessankro, dans le département de Bongouanou, lors d’une opération de lutte contre l’orpaillage illégal, le député de Bongouanou sous-préfecture, Diby Kokora Bernard, a publié un communiqué contestant tout incident entre les populations et les éléments de la Gendarmerie nationale.

Dans ce communiqué, l’élu affirme notamment qu’« aucun incident entre les populations et les éléments de la Gendarmerie nationale n’a été enregistré dans le cadre de cette opération ».

Une affirmation qui hélas se heurte aux éléments recueillis par www.letau.net  auprès de ses sources présentes dans la zone.

Les images et vidéos parvenues à notre rédaction montrent notamment un véhicule des éléments du GS-LOI, stationné devant l’escadron mobile de gendarmerie de Bongouanou, dont une vitre a été endommagée. Certainement qu’il s’agissait d’un jet de pierre amical. Des éléments auxquels s’ajoutent le nombre de personnes interpellées, une dizaine. Sans oublier des motos également saisies.

Le député affirme qu’il n’y a eu « aucun incident ». Reste donc une question simple : de quels faits parle-t-il lorsqu’il écarte toute opposition entre les populations et les forces engagées dans l’opération ? Sur le terrain, les éléments recueillis par Letau.net font apparaître une réalité différente de celle décrite dans son communiqué.

Cette divergence pose également une question sur le niveau d’information dont disposait l’élu au moment de la rédaction de son démenti. Que savait exactement l’honorable des opérations en cours ? Plus que mille démenti, les images, les témoignages et les éléments matériels recueillis sur place sont suffisamment éloquents.

Enfin, le communiqué du député appelle une précision. Lorsqu’une personne qui qu’elle soit, estime qu’une information publiée à son sujet est erronée ou porte atteinte à ses intérêts, la loi sur la presse prévoit un cadre spécifique pour l’exercice du droit de réponse. Celui-ci est destiné à être publié dans le média à l’origine de l’information contestée, dans les conditions prévues par la législation en vigueur. Ce qui tranche avec la publication d’un communiqué sur les réseaux sociaux. En somme notre député a raté une occasion de se taire.

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