Exclusif ! Prolifération des drogues de synthèses en Afrique de l’Ouest : La cartographie qui met en lumière le rôle de la Côte d’Ivoire
Longtemps perçue comme simple zone de transit, l’Afrique de l’Ouest est en train de devenir un marché à part entière des drogues de synthèse. Et au centre de cette recomposition inquiétante, le nom d’un pays revient avec insistance : la Côte d’Ivoire. Un rapport conjoint du Royaume des Pays-Bas et de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime, de 51 pages, paru en mars 2026, dresse une cartographie sans complaisance d’un phénomène en pleine expansion. Santé publique, sécurité, stabilité économique : rien n’est épargné. Selon ce rapport exclusif dont Letau.net a obtenu copie, la Côte d’Ivoire ainsi que plusieurs pays de la sous-région, jouent un rôle moteur dans l’expansion du marché des drogues dites « de synthèse ». Derrière les chiffres, une réalité brutale se révèle : une jeunesse exposée, des institutions dépassées, un marché criminel aux multiples ramifications.


Plaque tournante du commerce de drogues de synthèse en Afrique de l’Ouest : Les zones frontalières Nord de la Côte d’Ivoire, les villes de Bouna, Boundiali et Noé à la frontière avec le Ghana, l’aéroport international Félix Houphouët Boigny et le port d’Abidjan sont répertoriés comme des plaques tournantes de drogues en côte d’Ivoire (Page 5 du rapport).

Evolution 2023 – 2025 : Entre 2023 et 2025, aucun changement notable n’a été observé sur le marché criminel des drogues de synthèses. En 2025, on note en revanche que, l’influence est significative dans l’évolution de l’ampleur des marchés criminels des drogues de synthèses. (Page 6 du rapport).

Relativement aux flux signalés de méthamphétamine, méthode de trafic et prix, le rapport note l’approvisionnement de la capitale économique ivoirienne à partir de Lagos (Nigéria). Le stock prend ensuite la route de Freetown, (Sierra Leone) et de Monrovia (Libéria). Par voie aérienne, il est à noter que la méthamphétamine prend la destination de l’Europe, de l’Asie et de l’Asie pacifique à partir de l’aéroport d’Abidjan (Page 10 du rapport).
