
Litige foncier au Km17 : Les acquéreurs de terrain contestent les accusations du CNRA
Accusés par le Centre national de recherche agronomique (CNRA), d’avoir envahi illégalement leur patrimoine foncier, des acquéreurs de parcelles sur les lotissements Abadjandoumé et Abandjankouté ont tenu à livrer leur version des faits. Ils ont animé une conférence de presse le vendredi 13 mars 2026, au Km17. Afin de démontrer la légalité de leur acquisition…
Baroan Nahonou Privat, assisté de Charles Anderson Kouah, président du collectif des acquéreurs, ne sont pas allés avec le dos de la cuillère pour rejeter en bloc les accusations portées à leur encontre. D’entrée, ils ont souligné que le conflit foncier qui les opposent au Cnra prend sa source depuis l’ère Mamadou Sanogo, ministre de la Construction d’alors. Selon eux, les deux premiers lotissements ont été approuvés en 2015 et 2016 sous Mamadou Sanogo. Tandis que les deux autres ont reçu leur validation plus tard sous Bruno Nabagné Koné.
Sursis…
Les acquéreurs expliquent qu’en 2020, le CNRA a saisi le ministère de la Construction pour contester ces lotissements. Une démarche qui a poussé le ministère à sursoir à la délivrance d’actes sur les lotissements concernés. A en croire les hôtes du jour, les vérifications menées par les services techniques dudit ministère, auraient établi que le CNRA ne disposait que de trois titres fonciers. Couvrant environ 20 hectares. Après expertise foncière, le ministère aurait finalement levé le sursis en 2022, permettant ainsi la reprise de la délivrance des ACD.
Tensions…
Ce n’est qu’en 2023 précisent-ils, qu’ils ont entrepris d’exploiter leurs parcelles. Mais malheureusement, ils ont été empêchés par des gendarmes mobilisés par le CNRA d’accéder à leur site, selon eux. Face à cette situation, ils ont donc mis en place un collectif et sollicité l’appui des chefferies locales pour défendre leurs droits. Ils soutiennent également que deux des quatre lotissements approuvés par le ministère de la Construction ont été mis en valeur et sont déjà habités.
Victimes…
Pour les membres du collectif, la situation est claire : « Ce ne sont pas les terres du CNRA , mais bien celles des communautés villageoises vendues à des acquéreurs qui sont empêchés d’entrer en possession de leurs biens », affirment-ils. Avant de présenter plusieurs documents administratifs en leurs possessions notamment des Acd, pour soutenir leurs déclarations. Dans ce dossier sensible du Km17, où se mêlent décisions administratives, titres fonciers et tensions sur le terrain, les acquéreurs appellent désormais les autorités à trancher définitivement afin de mettre fin à un conflit qui continue d’alimenter les crispations autour du foncier.
