Politique

Dialogue RHDP-PDCI : Realpolitik avec la bénédiction de Paris

Nouvelle année, nouvelles résolutions. La maxime semble trouver échos au sommet de l’Etat. Pour la première fois depuis son accession au pouvoir en 2011, le président Alassane Ouattara envisagerait la formation d’un gouvernement d’union nationale. Une inflexion majeure dans sa gouvernance, révélatrice d’un jeu d’influence extérieure …

Au lendemain du congrès du RHDP (22 juin 2025)  qui lui demandait d’être candidat, promettant réfléchir, Alassane Ouattara s’était envolé pour Paris. Où, à l’issue d’une rencontre avec Emmanuel Macron le 16 juillet, il annonçait le 29 juillet 2025, son intention de briguer un quatrième mandat. Bis repetita au cours du Conseil des ministres du 7 janvier. Après l’annonce de la dissolution du gouvernement Mambré, Ouattara 4 s’est de nouveau envolé pour l’hexagone.

Dialogue…

 Selon les échos rapportés par la presse (Le Mandat du mercredi 13 janvier 2026), des tractations ont lieu en vue de la formation d’un gouvernement de large ouverture. Rien de nouveau sous le soleil.

Realpolitik…

Depuis la fin de la problématique élection présidentielle, la réal-politique s’est invitée sur les bords de la lagune Ebrié. Avec l’annonce par le PDCI-RDA de sa participation aux législatives. Rompant ainsi de fait, son alliance circonstancielle avec le PPA-CI de Laurent Gbagbo. C’est dans la veine de cette décision que s’inscrit la libération provisoire du porte-parole du PDCI-RDA, le député Bredoumi Soumaila, incarcéré sans que son immunité n’ait été préalablement levée.

Figures marquantes…

Aux jeux des concessions, sous la houlette de Paris, soucieuse de préserver ses intérêts, il n’est pas exclu que le prochain gouvernement attendu très probablement pour le 21 janvier, enregistre l’entrée de figures marquantes du PDCI-RDA et de certains candidats malheureux des récentes élections présidentielles. L’enjeu étant de garantir la stabilité politique devenue un impératif régional.

Disparition…

La politique a-t-on coutume de dire est la saine appréciation des réalités du moment. Et le PDCI, après être sorti d’une zone de forte turbulence, a compris qu’il y allait désormais de son intérêt d’éviter toute confrontation frontale avec le régime. Au risque de programmer sa disparition de l’échiquier politique.

Finalement en Côte d’Ivoire, lorsque le pouvoir redécouvre soudain les délices du dialogue ce n’est pas forcément par romantisme politique… Mais parce que quand il pleut à Paris , Abidjan est toujours mouillée.

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