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CAN – La malédiction du tenant du titre : letau.net avait vu juste !

Une analyse parue le 19 décembre, sur www.letau.net en prélude à l’ouverture de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, entrevoyait avant l’heure l’élimination du tenant du titre.

C’est une constance qui s’est confirmée, le 10 janvier à Agadir, à la faveur du quart de finale Côte d’Ivoire-Égypte. Le champion en titre n’a pas fait illusion. Stoppé dans sa quête et son ambition d’une 4ème étoile. https://letau.net/coupe-d-afrique-des-nations-la-malediction-du-tenant-du-titre-can-2025/

Poids de l’histoire

En 10 confrontations face aux Pharaons d’Égypte en Coupe d’Afrique des Nations, les Éléphants de Côte d’Ivoire ne s’étaient imposés qu’une seule fois (3-1). C’était en Algérie en 1990, avec une équipe égyptienne largement remaniée pour cause de boycott de la compétition.

Avant leur 11ème opposition à Agadir, les protégés du coach Emerse Faé partaient donc largement handicapés par le poids de l’histoire. Une domination concrétisée à la demi-heure de jeu pour les sextuples vainqueurs de l’épreuve : 0-2.
En mettant hors-jeu le tenant du titre, les Pharaons confirment leur statut de bête noire des Éléphants.

Plafond de verre

Depuis 2010 et le dernier sacre égyptien en Angola, le champion en titre n’est plus parvenu à franchir le stade des 8èmes de finales, le plafond de verre atteint par le Cameroun, vainqueur 2017, sorti à domicile en 2019, puis par le Sénégal en 2024.
La Côte d’Ivoire a donc fait mieux que ses prédécesseurs en se hissant en quarts.

À quai

Auparavant, l’Algérie, vainqueur en 2019 en Égypte et la Côte d’Ivoire, championne 2015, restent à quai en phase de groupes au Cameroun en 2021 et au Gabon en 2017.
Champion 2013, le Nigeria ne parvient même pas à se qualifier pour l’édition 2015.
La Zambie, vainqueur 2012, fait un petit tour à la CAN 2013 puis retourne chez elle. Incapable de survivre à la phase de poules.

Le comble, c’est l’Égypte, triple tenant du titre 2006, 2008, 2010, triple absente à partir de 2012.Gloire et décadence !

Imprévisible

La cartographie des tournois majeurs, fait de la CAN le plus imprévisible. Là réside tout son charme. Un calendrier resserré, un climat souvent hostile, des déplacements difficiles, des pelouses capricieuses, un football ultra-physique… et un champion qui débarque dans la peau du chassé, porteur de pression politique, inhibé par l’attente populaire, l’usure psychologique, un effectif en reconstruction et des adversaires déterminés à accrocher son scalp à leur palmarès.
Un trophée qui porte malheur.

Idriss Diallo, le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), a eu raison de conserver jalousement la coupe…

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