
Lutte contre l’orpaillage illégal : le Groupement des artisans miniers de Côte d’Ivoire donne de la voix
La prolifération des sites d’orpaillage illégal sur l’ensemble du territoire national et leurs conséquences sur l’environnement, la sécurité des populations et l’économie n’a pas laissé indifférent le Groupement des artisans Miniers de Côte d’Ivoire (GRAMCI). Réunis ce vendredi, 28 août, dans un hôtel de la commune de Cocody, es membres dudit groupement se sont exprimés lors d’un point de presse.
Malan Eugène, Vice-président du conseil d’administration du GRAMCI, l’intervenant, a d’abord fait un état des lieux du phénomène. « En avril 2024, après avoir constaté la persistance d’activités clandestines dans la région de la Mé, les entreprises minières ont décidé de suspendre leurs activités, dans l’attente de mesures permettant de mieux encadrer la situation. Deux ans plus tard, force est de constater que le phénomène de l’orpaillage clandestin demeure et continue de prendre de l’ampleur », a-t-il déploré.
Abordant les conséquences de cette activité illicite, il a indiqué que, « L’exploitation de l’or, lorsqu’elle s’effectue en dehors de toute autorisation et de tout contrôle, constitue une menace pour l’environnement, les terres agricoles, les ressources en eau, la sécurité des populations et les intérêts économiques de la Côte d’Ivoire ».
Face à cette menace, le Groupement des artisans miniers de Côte d’Ivoire a donné de la voix. « Le GRAMCI condamne donc les réseaux illégaux ou clandestins, les trafics et toutes les pratiques qui contribuent à soustraire les ressources minières nationales au contrôle de l’État », a déclaré Malan Eugène.
Tout en se réjouissant des structures de repressions mises en place par le gouvernement pour combattre l’exploitation aurifère illégale, le GRAMCI a souhaité la formalisation et la professionnalisation de l’exploitation artisanale de l’or. « Pour le GRAMCI, la répression contre l’orpaillage clandestin doit toutefois être accompagnée d’une politique volontariste de formalisation et de professionnalisation de l’exploitation non industrielle de l’or », a proposé Malan Eugène. Pourvu que sa proposition ne prospère pas dans la vent.
